La viande

  respect my personal choice

 

MEAT THE TRUTH - La Vérité Incarnée from Association Végétarienne - MTL on Vimeo.

 

 

L'impact de la viande sur l'environnement

 

Un ouvrier d'abattoir mexicain



Maladies et viande

 

Staphylocoque doré

Les staphylocoques sont des bactéries ubiquitaires présentes sur la peau, les muqueuses et la sphère rhinopharyngée chez les animaux à sang chaud (mammifères, oiseaux) et en particulier chez l’Homme. Ces bactéries sont également isolées de l’environnement naturel (sol, eau douce et eau de mer, poussière, air), de l’environnement domestique de l’Homme (cuisine, réfrigérateur), de l’environnement hospitalier et des ateliers de préparation alimentaire ainsi qu’à partir de denrées alimentaires.

En France, S. aureus est l’un des principaux agents pathogènes incriminés dans des foyers de toxi-infection alimentaire collective (TIAC) associés à la consommation de viandes et de produits de charcuterie. (Source : Civ viande www.civ-viande.org)

Les aliments qui facilitent la croissance des staphylocoques sont principalement les pâtisseries à la crème, les crèmes glacées, les aliments traités tels que les jambons, les pâtés et rillette, et les salades de pomme de terre, de volaille et de thon. Les produits cuits contaminés après cuissons (viandes hachées, poissons, tranches de charcuterie). Les produits à teneur en eau réduite (salaisons, poissons séchés et fumés, lait en poudre). Les fromages, à la suite d'une acidification insuffisante du caillé. Les ovoproduits, mayonnaise, produits laitiers (ex. lait concentré), crèmes, glaces. Les aliments contaminés ont le même aspect (apparence, odeur, goût) que les aliments sains. Il y a même déjà eu des intoxications après consommation de conserves de légumes et de fruits.

Les inquiétudes sont d’autant plus grandes que, dans plus de la moitié des cas, les staphylocoques étaient résistants à au moins trois types d’antibiotiques différents.

De façon directe, les antibiotiques administrés à nos animaux rendent donc plus difficile la lutte contre les maladies humaines.

Les analyses bactériologiques ne garantissent-elles pas la sécurité du consommateur ?

Pour comprendre ce qui se passe dans une usine de transformation de la viande, il faut comprendre les volumes mis en œuvre. « Prenons le cas d’un fournisseur envoyant 25 palettes de viande », explique un employé d’une telle usine sous couvert d’anonymat.

« Un carottage de moins de 500 grammes sera prélevée au hasard sur une palette pour analyse. Si le résultat de l’analyse est mauvais, on teste 2 ou 3 autres carottages. Si un seul carottage obtient des résultats corrects, tout le lot de 25 palettes est libéré », témoigne-t-il. Pour les produits finis, le raisonnement est le même. « Une analyse valable du premier coup libère tout le lot. Si elle ne l’est pas, des doublons sont envoyés pour contre analyse en espérant en avoir au moins un de bon et pouvoir libérer le lot », ajoute-il. « Bien sûr, c’est ce bon résultat qui est envoyé au client » conclue-t-il. Ainsi, de la viande contaminée par diverses bactéries peut facilement se retrouver dans votre assiette !

Fiche microbiologique : Staphylococcus aureus et entérotoxines staphylococciques

Date de publication :

Type de document : Actualités

Auteurs : ANSES

Éditeur : ANSES

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Clostridium botulinum

Cet agent bactérien, très résistant à la chaleur, est responsable du botulisme alimentaire ainsi que du botulisme du nouveau-né. Plus précisément, ce sont les toxines botuliniques produites par les bactéries qui sont responsables de cette grave intoxication alimentaire.
On trouve ce genre de bactéries dans les conserves en particulier les conserves faites "maison" où les températures de stérilisation sont souvent insuffisantes. Mais ces toxi-infections peuvent aussi survenir à la suite de l'ingestion de viande crue ou étuvée de mammifères marins.

Les toxines botuliniques causent une faiblesse générale, des nausées, vomissements, constipation et migraines. Quand elles attaquent le système nerveux central, elles causent progressivement le phénomène de double vision, des problèmes de langage, paralysie des muscles, difficultés respiratoires. Sans traitement, l'individu meurt en 3 à 7 jours.

Clostridium perfringens

Clostridium perfringens est une bactérie qui produit une toxine dans le tractus intestinal des personnes qui ont consommé des aliments contaminés par un grand nombre de ces bactéries. On retrouve ce micro-organisme entre autres dans les langues, les viandes en bouillon, les sauces, dès lors qu'il peut y avoir anaérobiose c'est à dire développement de micro-organismes en l'absence d'air.

Les symptômes apparaissent entre 8 et 24 heures après l'ingestion de la nourriture contaminée : douleurs abdomidales aiguës, diarrhées, nausées, vomissements et fièvre.

Campylobacter

On trouve cette bactérie dans les intestins des volailles, bovins, porcs, rongeurs, oiseaux sauvages, animaux de compagnie mais aussi dans l'eau non traitée. On peut être infecté par Campylobacter quand on consomme par exemple de la volaille insuffisamment cuite, du porc contaminé et du lait.

Les symptômes de l'infection sont les suivants : diarrhées, nausées, crampes abdomidales, douleurs musculaires, migraines et fièvres. Certaines complications peuvent avoir lieu comme une méningite, infection de l'appareil urinaire et arthrites.

Escherichia coli 0157:H7

E.coli vit dans les intestins de l'homme et des animaux à sang chaud. La souche E.coli 0157:H7 peut provoquer de graves maladies transmises par les aliments. Les bovins sont le principal réservoir de cet agent pathogène. Mais on le trouve également dans les volailles insuffisamment cuites, l'eau non chlorée, daims, moutons, chèvres, chevaux, lait non pasteurisé, jus de fruits et légumes crus. 

E.coli produit des toxines, appelées verotoxines, ou toxines de type Shiga.

Salmonella

Les salmonelles sont des bactéries logées dans le tube digestif c'est à dire des entérobactéries. Chez l'homme, ces bactéries sont responsables de deux grandes catégories d'infections que sont la gastro-entérite d'origine alimentaire et la fièvre typhoïde. La viande de volaille crue est l'aliment le plus fréquemment contaminé par Salmonella. Parmi les autres aliments susceptibles de contenir ces bactéries, citons les viandes crues ou insuffisamment cuites,charcuterie, produits laitiers, poissons, fruits de mer, le lait non pasteurisé et les oeufs. Les fruits et les légumes peuvent aussi contenir ces bactéries si le sol, dans lequel ils ont été cultivés, a été contaminé par des déchets animaux.

Les symptômes de la salmonelle sont les migraines, diarrhées, douleurs abdomidales, nausées, frissons, fièvre et vomissements.

Listeria

Des symptômes gastro-intestinaux peuvent apparaître comme des diarrhées, des vomissements. La bactérie Listeria a une prédilection particulière pour le système nerveux et le placenta (septicémies ou atteintes cérébrales sévères notamment chez les nouveaux-nés, les vieillards, les femmes enceintes et les sujets immunodéprimés).

Hepatite E

Le porc, principal réservoir du virus de l’hépatite E en France, est à l’origine d’une transmission alimentaire, particulièrement les produits à base de foie cru ou peu cuit (comme les figatelli corses, des saucisses de foie de porc).

Dans le monde, l’hépatite E touche chaque année plus de 20 millions de personnes, et a été responsable de 44 000 décès en 2015, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le virus de l’hépatite E, présent dans les selles des sujets infectés, se transmet en buvant de l’eau contaminée, en mangeant de la viande infectée peu ou pas cuite, essentiellement à base de foie de porc

  love us dont eat us


Aides aux éleveurs

Les éleveurs français perçoivent de nombreuses subventions publiques. La politique agricole commune (PAC) européenne subventionne à 80% les aides qui leur sont versées. En 2015, elle représente neuf milliards d'euros. D'autres aides peuvent venir en complément, comme les aides régionales ou les aides spécifiques pour l'agriculture biologique.

En 2006, selon une étude de l'Insee (lien en PDF), un éleveur spécialisé en élevage bovin à viande touchait au total 40 800 euros de subventions directes par an, et un exploitant de vaches laitières 26 300 euros.

L'aide en fonction de la surface

Cette aide est versée chaque année à tous les exploitants agricoles français. Elle est calculée par un "forfait à l'hectare". La moyenne nationale de cette aide en 2015 est de 268 euros par hectare, selon les statistiques de l'Agreste. Au niveau de la superficie, la surface moyenne d'exploitation pour les bovins laitiers est de 80 hectares et pour la viande bovine, de 50 hectares.

Via cette aide, un éleveur de vaches laitières peut toucher en moyenne 25 000 euros et un éleveur de viande bovine 15 000 euros par an.

Les aides à la production

En plus de l'aide versée selon la surface, les exploitants touchent aussi une aide annuelle à la production. "Cette aide permet de soutenir les filières en difficulté. Elle est proportionnelle à la production", précise Lilian Carpenè, chargé d'études à la Chambre d'agriculture de Paris. 

Versée par hectare ou par tête, elle favorise pour l'instant l'élevage et se définit selon plusieurs primes : la prime spéciale aux bovins mâles (PSBM) est attribuée par tête selon des critères d’âge. Par an, cette prime s'évalue à environ 210 euros par taureau et 150 euros pour les bœufs. La prime à l’abattage (PAB) des bovins est elle attribuée à tous les animaux abattus ou exportés et s'évalue à environ 80 euros pour les taureaux, vaches, génisses et 50 euros pour un veau.

Pour les vaches laitières, une aide aux bovins allaitants (ABA) permet de verser aux éleveurs 187 euros par animal pour les 50 premières vaches, puis 140 euros de la 51e à la 99e vache, puis 75 euros au-delà de la 100e vache. 

En moyenne, un éleveur français possède un troupeau de 50 bovins. Il peut donc toucher à travers cette aide entre 9 350 et 10 000 euros.

Les aides indirectes en cas de crise

D'autres aides indirectes existent lorsque le marché ne satisfait pas le rendement de la production agricole. C'est ce qui se passe actuellement avec les prix de la viande et du lait, puisque le prix de vente de ces produits ne permet pas de rentabiliser le coût de production. Autrefois, les quotas laitiers permettaient de réguler la quantité de lait produite dans l'Union européenne, et stabilisaient les prix. Cette mesure n'existe plus depuis le 1er avril 2015.

En revanche, l'UE a renforcé des mesures dites "exceptionnelles" en cas de crise, comme "la volatilité des prix, les accidents climatiques, les maladies animales, ou la perte de confiance consommateur", explique Lilian Carpenè.

Par exemple, si le prix du lait en poudre descend trop bas, l'UE peut intervenir et imposer un prix fixe. "Le seuil de déclenchement est de 1 698 euros par tonne de lait en poudre ou de 1 890 euros la tonne de viande bovine", détaille le spécialiste. "Actuellement, le prix de la poudre se situe autour de 2 400 euros par tonne, alors qu'il était environ 40% plus élevé en 2014 à la même date." L'UE peut aussi activer des aides au stockage privé afin de dégager les marchés et ainsi augmenter le prix de vente pour le producteur.

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L’impact de la consommation de viande rouge ne serait pas limité au risque de cancer colorectal

 Science

Si l’on sait aujourd’hui que la consommation de viande rouge et de charcuterie est associée à un risque accru de cancer colorectal, qu’en est-il des autres localisations de cancer ? Une nouvelle étude, réalisée grâce aux données des volontaires participant à la cohorte NutriNet-Santé,  met en lumière un effet potentiellement plus global de cette consommation.

 

Viande rouge et charcuterie impliqués dans d’autres types de cancers ?

Viande rouge

L’impact de la consommation de viande rouge et de charcuterie est-il néanmoins limité à la survenue des cancers colorectaux ? Quelques études portant sur d’autres types de cancer permettent d’en douter. En particulier, en s’appuyant sur les données de la cohorte SU.VI.MAX, l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (EREN) a observé, en 2014, un effet significatif de la consommation de charcuterie sur l’incidence du cancer du sein. Cette cohorte de 13 000 personnes était initialement destinée à étudier l’impact d’une supplémentation en vitamines et minéraux antioxydants qui capte les radicaux libres, des composés toxiques issus de la « respiration » des cellules. sur la santé. "Notre étude a porté sur les quelques 4 700 femmes de SU.VI.MAX, précise le Dr Mathilde Touvier*. Nous voulions progresser sur la question, en effectuant des analyses sur une cohorte plus importante qui nous permettrait d’identifier des impacts éventuels sur d’autres types de cancer".

Aujourd’hui, ces chercheurs publient les résultats d’une étude réalisée sur la cohorte NutriNet-Santé, comprenant 61 476 personnes et plus de 1 600 cas de cancers incidents entre 2009 et 2015. Destinée à étudier les effets de l’alimentation sur la santé des Français, NutriNet présente l’avantage de fournir des informations très précises sur les pratiques alimentaires des participants. Ces derniers indiquent en effet tous les 6 mois le détail de leurs consommations alimentaires sur 3 jours (tous les aliments et boissons ingérés ainsi que la taille des portions). Une table de composition permet de convertir ces consommations d’aliments en apports nutritionnels.

Les résultats publiés dans l’International Journal of Cancer montrent que le risque de développer un cancer du sein augmente avec la consommation de viande rouge, et que cette association existe de manière plus générale sur le risque de cancer au global. Ainsi, les 20% de personnes consommant le plus de viande rouge (près de 100g/jour en moyenne) voient leur risque de développer un cancer augmenter de 30% par rapport aux 20% qui en mangent le moins (40g par jour en moyenne).

Une alimentation riche en anti-oxydants comme antidote ?

Un autre enseignement de l’analyse de la cohorte SU.VI.MAX a été que la supplémentation en antioxydants pourrait compenser, au moins en partie, l’impact de la consommation de viande rouge et de charcuterie sur la survenue de cancer. Ainsi, aucun lien n’est trouvé entre la consommation de viande rouge et le cancer du sein chez les femmes ayant reçu une supplémentation en antioxydants. En revanche, dans le groupe ayant reçu un placebo Médicament composé de substances neutres, sans effet pharmacologique dans la maladie considérée., ce lien est observé et linéaire : plus la consommation est importante, plus le risque est élevé. Ce résultat concorde avec les effets protecteurs des antioxydants obtenus chez la souris par les chercheurs de l’Inra (unité Toxalim à Toulouse).

L’objectif des chercheurs de l’EREN est maintenant de définir si une alimentation naturellement riche en antioxydants offre également cet effet protecteur. Pour cela, les chercheurs entreprennent en premier lieu de construire un indicateur du potentiel antioxydant de l'alimentation, à partir de la description faite par les participants de leurs consommations alimentaires. Cet indicateur permettra ensuite de tester l’impact d’une alimentation riche en antioxydants sur le risque de cancer associé à la consommation de viande.

Source

A. Diallo et coll., Red and processed meat intake and cancer risk : results from the porspective NutriNet-Santé cohort study, Int. J. Cancer, édition en ligne du 15 septembre 2017

 


  meat murder

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Le steak sans viande, avec l'apparence, l'odeur et le goût de la viande maintenant en France

On a testé le steak... sans viande

 Il a l'apparence, l'odeur et le goût de la viande, mais ce steak est en réalité 100% végétal. Commercialisé en France dans la chaîne de restaurants Paris New York, nous avons fait testé ce steak à trois cobayes : Adrien, boucher dans le 18ème arrondissement, Christophe, spécialiste de l'odorat chez Burgeap, et Alice, qui souhaite arrêter la viande. Leur verdict : la ressemblance est bluffante.
La marque américaine Beyond Meat, à l'origine du produit, a vendu plus de 11 millions de ces steaks outre-Atlantique. Leur objectif désormais : connaître le même succès sur le marché européen.

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Du labo à l’assiette, la viande désincarnée (viande in vitro)

Tandis que la consommation de produits d’origine animale continue de croître dans le monde, de nombreuses start-up se sont lancées dans la production in vitro de «steaks propres» à partir de cellules souches de bœuf, de porc ou de poisson mises en culture.

Les cultivateurs de viande vont-ils remplacer les éleveurs ? Tandis que les prototypes à base de viande cultivée se multiplient, beaucoup s’interrogent sur les perspectives offertes par l’agriculture cellulaire. Chaque seconde, les Terriens consomment plus de 10 tonnes de viande. Et chaque année, la demande ne cesse de croître, notamment en Asie où l’alimentation «à l’occidentale» tend à devenir la norme. La viande de culture, obtenue à partir de cellules animales, pourrait-elle un jour nourrir la planète ?

Certains estiment qu’après la chasse et l’élevage, cette viande sortie non pas des abattoirs mais des laboratoires marquera une troisième étape dans l’alimentation humaine. La «viande in vitro» a pris officiellement forme en 2013, à Londres, tandis qu’un scientifique néerlandais du nom de Mark Post présentait le premier «burger cellulaire». Depuis, la question de la «viande propre» passionne et les colloques s’enchaînent ; le prochain, organisé par l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), se tiendra les 3 et 4 octobre à Paris.

Comment fabrique-t-on de la «viande in vitro» ?

«Il s’agit de prélever des cellules souches sur un animal lors d’une biopsie indolore pour lui, explique Nathalie Rolland, spécialiste de l’agriculture cellulaire et ancienne chercheuse à l’université de Maastricht (Pays-Bas). Après leur avoir donné une substance nutritive, ces cellules sont mises en culture dans un bioréacteur qui reproduit les conditions favorables à leur multiplication. On obtient ainsi du muscle animal. Cette technique est issue de la médecine régénératrice spécialisée dans les greffes de peau ou de tissus humains.» Dotées de gros bioréacteurs, les usines de production pourraient ressembler à des brasseries. Nathalie Rolland les imagine ouvertes au public : les curieux verraient ainsi comment est élaborée cette viande. «Une seule vache "donneuse" pourrait fournir 175 millions de burgers, alors qu’actuellement, il faut élever et tuer 440 000 animaux pour parvenir à ce résultat», calcule la chercheuse.

Où en est-on ?

Dans le monde, entre 30 et 40 start-up investissent dans cette technique. Elles sont notamment établies aux Etats-Unis, aux Pays-Bas, en Allemagne ou encore en Israël, un pays marqué par une forte pression animaliste. Pour l’heure, ces entreprises n’ont livré que des prototypes. Selon Nathalie Rolland, les premières viandes cultivées pourraient s’inviter aux tables des restaurants d’ici deux ans, avant de gagner les rayons de la grande distribution. La France n’est pas en avance mais une première start-up vient d’émerger : baptisée Suprême, elle est basée à Evry, dans l’incubateur du Genopole. «Nous allons produire le premier foie gras issu de l’agriculture cellulaire, s’enthousiasme Nicolas Morin-Forest, l’un des trois associés. Les cellules utilisées pour notre culture proviennent d’un œuf de canne. Trois semaines sont nécessaires pour réaliser notre foie gras, contre trois mois dans la filière traditionnelle.»

Le choix du foie gras n’est pas neutre : «Nous souhaitions mettre la barre très haut, or ce produit incarne un pilier de la gastronomie française, estime Nicolas Morin-Forest. L’objectif, c’est de réinventer ce symbole de notre savoir-faire, d’autant qu’un sondage a révélé que les trois quarts des Français préféreraient consommer un foie gras éthique, autrement dit sans gavage.»

Avant de parvenir à son objectif (vendre de «l’excellent» foie gras cellulaire à un prix compétitif), l’entreprise se donne entre trois et cinq ans, le temps de maîtriser ses coûts de production.

Quelles viandes sont concernées ?

Outre le foie gras et la viande bovine, l’éventail de l’offre potentielle semble large. Des entreprises comme Memphis Meats (Etats-Unis) ont conçu des prototypes de saucisses, boulettes, croquettes, nuggets, ainsi que de la viande hachée, créés à partir de cellules de poulet, canard ou porc. L’entreprise israélienne Aleph Farms a même présenté un steak en 3D, autrement dit un «morceau» de viande. D’autres sociétés, comme l’américaine Finless Foods, ou Shiok Meats, à Singapour, travaillent sur les poissons (saumon, carpe, thon rouge) et les fruits de mer (raviolis à la crevette ou au crabe). Difficile de s’avancer sur le prix de tels produits, mais certains acteurs du secteur estiment qu’ils devraient être abordables et stables, car imperméables aux cours de la viande, aux aléas de la pêche ou aux épizooties (vache folle, fièvre porcine, grippe aviaire…). Mosa Meat, start-up néerlandaise, évoquait récemment un coût de production de seulement 9 euros pour un hamburger.

Quel sera le marché ?

Pour Nicolas Treich, directeur de recherches à l’Inra et chercheur à la Toulouse School of Economics, «il s’avère impossible de faire des recherches empiriques sur un marché qui n’existe pas encore». Une chose est sûre : végans, végétariens et végétaliens sont loin d’être ciblés en priorité, comme l’explique Axelle Playoust-Braure, coorganisatrice des Estivales de la question animale, rencontres annuelles des antispécistes. Mi-juillet, ils ont organisé une conférence sur la viande cultivée. «On assiste à une polarisation autour de cette question dans le mouvement antispéciste, analyse-t-elle. Pour la plupart d’entre nous, la viande cultivée provoque un "effet beurk" : les militants estiment que l’industrie essaie de leur faire avaler de la fausse viande et affirment qu’ils n’en mangeront pas. En revanche, ils voient le potentiel de cette technique qui permet d’obtenir une viande sans meurtre, dans un contexte mondial où sa consommation continuera d’augmenter.» Pour David Chauvet, docteur en droit et spécialiste des questions animales, l’avenir de la viande cultivée est tout tracé : «Elle s’adresse à tous ceux qui aiment la viande, mais qui se passeraient bien de l’ingrédient "souffrance animale".»

Quels sont ses avantages ?

Ils sont d’abord éthiques : la viande de culture n’implique ni l’élevage, ni le transport, ni l’abattage d’animaux. D’un point de vue environnemental, l’agriculture cellulaire pourrait considérablement diminuer les émissions de gaz à effet de serre liées à l’élevage, également trop gourmand en eau, en énergie et en surfaces agricoles. «Le meilleur contrôle du processus de production pourra aussi réduire les risques pathogènes, comme la bactérie de l’Escherichia coli», estime l’économiste Nicolas Treich. «Les risques sanitaires apparaissent bien moindres que dans la viande conventionnelle, enchaîne Nicolas Morin-Forest, de Suprême. Les produits sont élaborés dans un environnement stérile, loin des abattoirs où les risques de contamination, notamment par des salmonelles, sont multiples. De plus, la viande cultivée offre les mêmes propriétés que celle traditionnelle, mais elle ne contient ni hormones ni antibiotiques.»

Libération

Par Sarah Finger — 30 juillet 2019

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Manger de la viande = mauvais Karma

À savoir : l’âme d’un animal fait porter à celui qui interagit avec lui des résultats liés à une loi inchangeable : la loi de cause à effet.
C’est-à-dire que quand l’on interagit avec un chien, un mouton, un cheval… on transforme son karma personnel, et un peu familial et planétaire. Le karma négatif comme des coups par exemple nous sont rendus très concrètement, par des coups.

Et voici donc pourquoi il ne faut tout simplement pas manger de viande : parce que nous aurons à payer le mauvais karma de l’abattage d’un être vivant. Le prix à payer pourra être très variable, ça pourra être des maladies, des guerres, des catastrophes naturelles, des persécutions par des entités comme des E.T…

Tout arrive toujours pour une raison qui est liée à la loi du karma/dharma,alors pourquoi contracter des dettes de vie pour des petits plaisirs gustatifs, alors que nous pouvons développer des merveilles avec tous les fruits et légumes, des céréales, des légumineuses etc ... ?

D’autant que cela facilite la création des flux énergétiques très agréables en nous.
La consommation de viande freine cela, et oblige ce monde réel/irréel à vivre dans une violence latente du fait des comportements brutaux avec les animaux.

Il ne faut donc plus manger les animaux pour voir le monde fluidifier son évolution vers la paix, le bonheur et la vraie joie. Cela est possible et à la portée de tous, il suffit de le vouloir et d’en prendre la décision aujourd’hui.

 LE KARMA LE PLUS GRAND C’EST L’ACTE DE LA TUERIE : MANGER LA VIANDE

Chaque personne a son propre karma qui résulte de son action causale. Tout Karma entraîne le châtiment résultant des existences antérieures. Non seulement les êtres humains doivent subir ce châtiment mais tous les êtres vivants doivent en subir aussi. Nous devons récolter la récompense que nous avons créée le karma d’autrefois.

Il existe deux sortes de causes dans le monde humain : La bonne cause et la mauvaise cause. Quand on sème une bonne cause, on récolte un bon résultat, quand on plante une mauvaise cause, alors on récolte un mauvais résultat.

 Celui qui sème une bonne cause, partout où il va, il respecte les autres et suit la coutume des autres ; c’est à dire il n’essaie pas de s’emparer par la force le confort des autres, il est toujours prêt à prendre la perte. S’il voit une personne en difficulté, il vient immédiatement en aide. Il a toujours la pensée de faire du bien, de se nourrir de la vertu. Il n’est pas du tout celui qui ne pense qu’à lui-même. Une fois que notre vertu est abondante, alors nous ascendons naturellement, on dit alors : « Planter une bonne cause, récolter un bon résultat. » C’est à dire nous pouvons à partir du monde humain ascender dans le monde céleste, puis du monde céleste, nous ascendons dans le monde d’Arhat, du monde des illuminés par eux-mêmes, du monde des Bodhisattvas, nous ascendons donc étape par étape. C’est la force mondiale qui est très prospère. Si nous créons la bonne vertu et le bon mérite nous sommes certains de récolter un résultat méritant, la vertu et le mérite ne se perdent jamais.

 Comment est-ce qu’on plante une mauvaise cause et récolte un mauvais résultat dans le futur ? C’est à dire si nous avons créé la méchanceté, commis toutes sortes de défauts, alors dans le futur nous sommes certains de subir le châtiment dans l’enfer, dans le monde affamé et dans le monde animal. Qui nous a dit de créer des mauvaises causes ? Personne, mais nous avons créé nous-mêmes. Il y a un proverbe qui dit : Nous avons créé nous-même la méchanceté, personne ne peut nous pardonner. Semer une mauvaise cause c’est tomber dans les trois mauvais chemins. En résumé, si nous faisons du bien, nous sommes certains de monter, mais si nous faisons du mal nous sommes certains de tomber en enfer. Ainsi, tous les mondes sont créés par nous mêmes, nous devons être maîtres de nous mêmes, il ne faut jamais compter sur les autres.

 Cependant, qu’est-ce que le plus grand karma ? C’est l’acte de la tuerie !

Quel est le plus grand péché nous avons commis ? C’est l’acte de la tuerie, manger la viande. Si vous mangez la chair d’une personne, alors cette personne mangera plus tard votre chair. Si nous nous entretuons pour survivre. Nous sommes certains de marcher sur le mauvais chemin, qui est très dangereux. Une fois que nous tombons dans ce « chemin périlleux », c’est très difficile de nous en sortir.

La consommation de viande et les lois du karma

“Tout ce que l’homme fait aux animaux retombe sur l’homme.” Pythagore

“Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille.” Léon Tolstoï

Lorsque nous nous posons la question si l’homme a le droit de tuer les animaux, et que nous reconnaissons que la réponse est négative, nous nous posons logiquement la question suivante : Pourquoi n’est-il pas permis à l’homme de tuer les animaux et qu’arrive-t-il s’il le fait malgré tout – tel que c’est le cas aujourd’hui ?

Alors que les philosophies et religions occidentales n’arrivent même pas à définir si les animaux ont droit à la vie ou peuvent être abattus impunément, les Ecritures védiques se prononcent clairement et contiennent des explications concernant tous les domaines de la vie, matériels et spirituels. L’élément décisif à comprendre en la matière est le thème du karma.

Le mot sanskrit karma veut dire textuellement “action” et indique que chaque acte ou action dans ce monde matériel occasionne des suites (réactions) diverses à court et à long termes. Chaque être humain exécute le “karma” (actions) et est donc automatiquement soumis à la loi du karma, à la loi des actions et réactions qui fixe pour chaque action (bonne ou mauvaise) une conséquence correspondante future (bonne ou mauvaise). Lorsque l’on parle du karma d’une personne, on désigne donc la réaction prédestinée à un acte librement exécuté par elle (action).

La loi du karma n’est pas seulement une théorie orientale mais bien une loi naturelle toute aussi inévitable que la loi de gravitation ou l’écoulement du temps. A chaque action suit une réaction. Selon cette loi, les douleurs et peines infligées à d’autres créatures retombent sur nous. “L’homme récolte ce qu’il a semé” car la nature a sa propre justice universelle. Personne ne peut contourner la loi du karma – hormis ceux qui ont compris comment elle fonctionne.

La connaissance que toutes les incarnations ont une âme, c’est-à-dire qu’il s’agit d’âmes spirituelles immortelles séjournant dans des corps éphémères, est déterminante pour .la compréhension de cette loi du karma. Krishna décrit l’âme spirituelle dans l’écriture centrale védique, la Bhagavad-gita, comme la source de la conscience qui pénètre le corps entier et lui permet de vivre. Lorsque l’âme quitte le corps on parle de “mort“. Par conséquent, anéantir le corps d’une âme comme nous le faisons en tuant un animal, est un grand péché pour un être humain.

L’âme ne dispose de la liberté de décision consciente que dans la forme de vie humaine. Mais avec cette liberté, l’homme doit aussi prendre la responsabilité de tous ses actes. De ce fait, on attend de lui qu’il comprenne les principes supérieurs de la vie tels que par exemple la loi du karma et qu’il réagisse en conséquence car “l’ignorance ne permet pas d’échapper au châtiment”.

La compréhension de la loi du karma permet de voir les suites épouvantables de l’abattage des animaux. Même quelqu’un qui ne tue pas lui-même des animaux est complice car selon la loi du karma, chaque participant – celui qui élève l’animal, celui qui le tue, celui qui vend la viande, celui qui la cuit, celui qui la sert et celui qui la mange – provoque les réactions correspondantes.

Mais la loi du karma n’a pas uniquement une valeur individuelle mais aussi collective, c’est-à-dire valable pour des actes de groupes (familles, communes, nations ou la planète entière), exécutés collectivement ou tolérés. Si les hommes garantissent le respect des lois divines, la société entière en profite. Si par contre, une société permet des actes injustes, brutaux et impies, elle héritera du karma collectif correspondant qui se révélera par des guerres, des catastrophes naturelles, la détérioration de l’environnement, des épidémies, etc.

 “Celui qui tue des animaux et leur inflige des douleurs inutiles – comme les hommes le font dans les abattoirs – sera tué de la même manière dans ses prochaines vies. Un tel péché ne sera jamais excusé. Celui qui tue professionnellement des milliers d’animaux afin de procurer de la nourriture animale aux autres hommes, doit s’attendre à mourir de manière similaire de vie en vie…”

Il y a beaucoup de criminels qui violent leurs propres principes religieux. Dans les écritures judéo-chrétiennes, il est dit très clairement: “Tu ne tueras point”. Cependant, même les guides spirituels de ces religions permettent l’abattage des animaux tout en voulant être considérés comme des personnes “saintes” et en trouvant de nombreuses excuses pour leur comportement.

Une telle hypocrisie et un tel ridicule dans la société contemporaine nous conduisent à des catastrophes innombrables ; c’est la raison pour laquelle nous vivons parfois de grandes guerres. Par milliers, ces gens vont sur les champs de batailles et s’entre-tuent. Et maintenant nous avons inventé la bombe atomique qui n’attend que de servir à une destruction en masse.

Un grand nombre de gens craint aujourd’hui une guerre mais permet de sang froid le massacre de milliers d’animaux dans les abattoirs, les fabriques de viande et laboratoires d’expériences médicales sans se rendre compte du lien étroit entre ces actes de violence.

 Mot sanskrit signifiant «l'action et les conséquences de celle-ci», le karma désigne tout simplement la loi de cause à effet. C'est une notion capitale que l'on trouve dans toutes les religions originaires du subcontinent indien : hindouisme, bouddhisme, jaïnisme, sikhisme. Elle est étroitement liée à la notion de réincarnation, les effets d'une action pouvant se manifester dans une future existence. On parle ainsi des antécédents karmiques d'un individu, d'une maladie d'origine karmique, de liens karmiques entre deux personnes. Le mot karma est passé dans le langage courant dans les années 1970 avec la chanson Instant Karma deJohn Lennon.Le bouddhisme tibétain a beaucoup développé l'influence karmique de l'acte de manger de la viande avec les enseignements de Shabkar au XIXème siècle. Différents auteurs – parmi lesquels la philosophe Élisabeth deFontenay – ont établi un parallèle entre les conditions de vie abjectes des animaux en élevage industriel et les camps d'extermination nazis. D'un point de vue karmique, la pratique de l'élevage industriel est lourde de conséquences pour la collectivité, qui devra inévitablement payer pour les atrocités commises envers les animaux. Le lourd karma accumulé par l'humanité devra inexorablement être soldé un jour ou l'autre. Car l'on doit inévitablement subir soi-même ce que l'on fait endurer aux autres. C'est la dure mais juste loi du karma, qui nous permet d'évoluer en nous faisant comprendre que tout est lié dans l'univers. Ainsi, en abandonnant la consommation de viande, on s'épargne de terribles souffrances à l'avenir.

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