Vegetarisme et veganisme

Végétarisme

Le végétarisme est un mode alimentaire qui exclut toute consommation d'animaux, donc viande, volailles et poissons.

Végétarien : le top 10 des aliments pour remplacer la viande

Devenir végétarien et écarter la viande de son alimentation doit se faire en pleine connaissance de cause. Pour éviter les carences, mieux vaut connaitre les bonnes sources de protéines végétales. Découvrez notre top 10 des aliments à privilégier quand on tourne veggie.

Pourquoi privilégier les protéines végétales ?

Depuis l’après-guerre, notre consommation de viande a doublé, passant de 50 kg par an à plus de 110 kg, alors qu'à l’inverse, notre consommation de légumineuses et de céréales a elle fortement chuté.

Le minimum vital d’apport en protéines recommandé se situe entre 0,7 et 1 g par kilogramme et par jour. Généralement, nous consommons 2 à 3 fois cette recommandation, ce qui entraîne un déséquilibre nutritionnel, et un apport beaucoup trop important en graisses saturées.  En plus d’être bénéfique pour la santé, consommer davantage de légumes permet de réduire l'impact de son bilan carbone sur la planète.

Pour remplacer ces protéines carnées, il faudra se diriger vers les céréales complètes, les légumineuses et les oléagineuses, les aliments les plus riches en protéines végétales.

Le top 10 des ingrédients pour remplacer la viande
1. Le seitan

Le seita, fabriqué à base de blé, est le meilleur substitut à la viande. Son apport en protéines est de 75g pour 100g. On le trouve généralement sous vide dans les épiceries bio. Avec sa texture proche d’une chair carnée, il permet de revisiter facilement des recettes classiques comme le canard laqué, le hachis Parmentier ou même des paupiettes en version végétarienne.

2. Les lentilles

Contrairement à la légende de Popeye, pour être en forme, misez sur les lentilles plutôt que sur les épinards. En plus d’être très riches en protéines, elles contiennent aussi beaucoup de minéraux comme le fer et le magnésium. Chaudes dans un dhal ou froides en salade, elles servent aussi comme base pour composer des steaks avec des graines.
3 . Les haricots secs

Haricots rouges, blancs ou noirs, ces légumineuses sont très appréciées dans la culture anglo-saxonne et un peu moins chez nous. Dommage, car en plus d’être riches en protéines, les haricots sont aussi riches en fibres. Si vous craignez de mal les digérer, additionnez l'eau de cuisson de bicarbonate, après les avoir fait tremper 12 heures dans de l’eau. Associez-les avec de la sarriette, aussi surnommée l’herbe aux haricots, qui relève à la perfection leurs goûts.

4. Les noix

La famille des oléagineux est une source riche en protéines. Noisettes, amandes, noix de cajou et cacahuètes sont donc fortement recommandés dans le cadre d'une alimentation végétarienne. Il est conseillé d'en manger environ 100g par jour environ. Au-delà, le bilan calorique s'élève trop.


5. L’épeautre

Cette céréale est un peu la Rolls-Royce dans son domaine. Consommé depuis l'antiquité, il est considéré comme l'ancêtre du blé. En plus d'être est riche en minéraux et en protéines, l'épeautre est excellent pour le transit et très peu allergène.

6. Le pois chiche

Omniprésent dans la cuisine méditerranéenne, le pois chiche possède de nombreux atouts. En plus d’être riche en fibres et en protéines, il contient également des vitamines et des minéraux. Comme pour les haricots, le pois chiche se digère bien s’y on pense bien à le faire tremper longuement, et qu'on le cuise avec du bicarbonate. Cuisinez-le dans le traditionnel couscous bien-sûr, mais aussi pour préparer des falafels, du houmous et en salade froide pour l’été.


7. Le quinoa

Le quinoa ou "riz des Incas" est originaire d'Amérique du Sud dans la cordillère des Andes, où il est consommé depuis des millénaires. En plus d'être sans gluten, il contient pas moins de 14 % de protéines.

8. Les algues

Surnommée aussi "légumes marins", les algues sont une formidable source de minéraux et vitamines comme la B12, la première carence chez les végétariens et végétaliens. Les plus consommées sont les algues brunes ou rouges, ainsi que certaines algues vertes. Pour les cuisiner, on les achète séchées ou congelées dans les magasins diététiques, bio, ou asiatiques. Et avant préparation, il suffit simplement de les réhydrater avec de l’eau.


9. Le tofu

Le tofu est l'aliment le substitut de viande le plus connu dans le régime végétarien. Cette pâte blanche, neutre en goût, est fabriquée à base de soja. Contrairement aux idées reçues, le tofu est loin d'être l'alternative la plus protéinée. Par contre, sa faible teneur en matières grasses fait de lui un bon allié minceur et santé. Mou, ferme, soyeux, le tofu existe sous de multiples formes.

10. Le tempeh

Moins connu que le tofu, le tempeh est lui aussi fait à partir de soja fermenté. Cette recette ancestrale asiatique possède un goût de fermentation beaucoup plus prononcé un peu similaire au fromage. Pour le cuisiner, c'est simple : vous pouvez le faire revenir dans une poêle avec un filet d'huile ou encore le faire mariner avant de le monter en cube sur des brochettes.

 

Véganisme

«L’essentiel est de ne pas être carencé en vitamine B12, qui provient des sources animales comme les produits laitiers, le poisson, les œufs et la viande. Cela peut entraîner de graves troubles neurologiques, d'où l'importance de faire des prises de sang régulièrement», prévient la médecin nutritionniste Nina Cohen-Koubi. Sans oublier qu'«elle intervient directement dans le transfert de l‘oxygène et des globules rouges dans le sang, un processus indispensable dans le cadre d'une activité sportive», ajoute Nicolas Aubineau, diététicien nutritionniste du sport (1). Des compléments sous forme de gélules de vitamines B12 sont obligatoires. Cette dernière est présente dans quelques céréales, mais en trop faible quantité, elle s'avère difficile à assimiler par l'organisme.

La vitamine D, issue des jaunes d'œuf, poissons gras, laits et abats, joue un rôle essentiel dans l'organisme. Elle renforce notamment le système immunitaire et participe au bon fonctionnement des muscles. Elle est présente dans la plupart des aliments végétaux, mais en trop faible quantité. «Il faut donc prendre des compléments, tirés d'algues ou de champignons, sous forme de capsule végétale», indique Nicolas Aubineau. On peut ainsi retenir la spiruline, une micro-algue très riche en protéines, fer, bêta-carotène, vitamines et minéraux. Vous pouvez  rajouter des algues dans vos plats.

Enfin, il est préconisé de diversifier au maximum son alimentation, afin de pallier les manques : «Pour avoir une alimentation équilibrée, les compléments naturels tels que les céréales, légumineuses, fruits secs, oléagineux, soja, graines germées et levures sont indispensables», ajoute Nicolas Aubineau.

S'assurer de son apport en protéines

Entre 30 g et 40 g de protéines par repas

«Il faut essayer d’apporter entre 30 et 40 gr de protéines par repas. Plus vous fractionnerez ces derniers en prenant des goûters matin et après-midi, plus vous améliorerez votre digestion et assimilerez correctement les protéines», souligne Nicolas Aubineau. Rappelons que les protéines végétales se trouvent dans trois grands groupes alimentaires : les céréales, les légumineuses et les oléagineux.

(Source Madame Figaro)


 Psychologies - Psycho

3 semaines pour devenir végétarien

Vous souhaitez adopter un régime végétarien mais vous vous sentez perdu et ne savez pas comment vous y prendre ? Pas de panique ! Voici un programme progressif élaboré avec Emeline Bacot, diététicienne-nutritionniste, pour végétaliser votre assiette.

Une semaine pour découvrir un régime plus végétal

Changer d’assiette à la maison
Depuis quelques temps, vous envisagez de devenir végétarien, comme 10% des Français. Pourtant, à chaque fois que vous envisagez de changer réellement votre alimentation, mille questions vous assaillent. Comment s’y prendre ? Existe-t-il des risques de carences ? Est-il possible de se faire plaisir sans viande ? De réussir à cuisiner varié ? « La première étape, c’est de changer d’alimentation tranquillement, chez soi, explique Emeline Bacot, diététicienne-nutritionniste. On évite ainsi de se confronter immédiatement à l’extérieur et au regard d’autrui ». Bien souvent, les nouveaux végétariens se retrouvent seuls face aux remarques intrusives de leur entourage sur leur mode d’alimentation.

 

Cette première semaine est une phase de découverte. « C’est le moment de tester, de découvrir de nouveaux aliments. Souvent, nous connaissons mal les légumineuses (lentilles, pois, fèves, haricots) et les oléagineux (amandes, noix, noisettes, pignons, pistaches). Nous en consommons peu. Devenir végétarien, c’est l’opportunité de découvrir comment les préparer ! », expose la diététicienne. Bientôt, des aliments qui vous semblaient étranges : poudre de cresson, kombu, amarante, arachides et autres germes de haricots mungo, n’auront plus aucun secret pour vous. Pas besoin de tout chambouler immédiatement. De nombreux végétariens ont d’abord commencé par limiter leur consommation de viande par exemple, avant d’adapter progressivement leurs pratiques alimentaires.

 

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9 idées reçues sur le végétarisme
Les végétariens le savent bien : difficile d’échapper aux remarques de leur entourage sur leur régime alimentaire. Derrière ces réflexions tantôt cocasses, tantôt agaçantes, se cachent beaucoup d’idées reçues. Décryptage de neuf d'entre elles. 

L’erreur à éviter : « La plupart du temps, les personnes qui ont du mal à remplacer la viande ont tendance à compenser par des produits laitiers en quantités importantes, ce qui est néfaste pour la santé », prévient Emeline Bacot. Un repas équilibré omnivore classique est composé de légumes, de produits céréaliers et d’un aliment protidique (viande, poisson, œufs). « Cette dernière partie est remplacée par des légumineuses. Le repas type végétarien est composé de légumes à volonté, d’un produit céréalier et/ou de légumineuses ou d’œufs, pour ceux qui en consomment ».

 

Aliments insoupçonnés contenant des produits d’origine animale : Cette phase de découverte peut aussi être un moment de surprises désagréables. De nombreux produits d’origine animale se cachent dans des aliments tout à fait insoupçonnables. On retrouve de la gélatine de porc dans les produits laitiers allégés, car elle a un effet densifiant. La cochenille, un petit insecte, est aussi utilisée pour faire du colorant, appelé E120, à cause de sa couleur rouge lorsqu’on l’écrase. Il faut regarder les étiquettes. Surprenant également, pour fabriquer certaines boissons alcoolisées, de la vessie natatoire de poisson, de la colle de bœuf ou de cochon pour clarifier le liquide sont utilisés.

Une semaine pour changer de garde-manger

Voici venue l’heure de remplacer les conserves de cassoulet par des légumineuses, céréales et autres oléagineux. Une étape capitale pour changer durablement de régime alimentaire.

 Les légumineuses : « L’idéal c’est de remplir le garde-manger d’une multitude de légumineuses différentes », indique Emeline Bacot. Elles sont la base d’une alimentation végétarienne ou végétalienne saine. Ces fèves, haricots et autres féculents s’achètent secs, en bocaux, en farine... Il en existe aussi sous forme de pâtes. L’objectif est de disposer d’un maximum de choix pour varier les plaisirs. Pois chiches rôtis, ragoûts de lentilles ou encore panzanella de haricots blancs vous tendent les bras !

Bonnes pour le moral : Les légumineuses rendent heureux ! En favorisant la production de sérotonine, ces aliments ont un effet positif sur le bien-être, contre la dépression, l’irritabilité et même les hypertensions nerveuses.

 

Les céréales : Elles existent sous différentes formes : pâtes, millet, quinoa, avoine, sarrasin… Le plus important est de varier les plaisirs.

Astuce : Il est possible de préparer à l’avance de grandes quantités de céréales et de légumineuses le week-end, pour gagner du temps en semaine. Ces aliments se conservent plusieurs jours. N’hésitez pas également à congeler si vous le pouvez.

 

Les légumes : Ils seront un allié de poids. Cuisinez-les de la manière la plus variée et goûtue possible. Idéalement, jetez votre dévolu sur les légumes de saison et bio.

 

Les oléagineux se vendent entiers, mais aussi en purée (d’amande, de cacahuètes, de noix de cajou…) On peut les utiliser pour tartiner, faire des sauces, pour les pâtisseries, par exemple. 

 

Les farines, elles aussi, sont nombreuses : de sarrasin, mais aussi de lupin, de souchet ou encore de coco. Sans compter les alternatives : poudre d’amande, fécule de maïs ou de pomme de terre… Le tout est de connaître le bon dosage, par exemple :

50 g de poudre d’amande + 50 g de fécule = 100 g de farine de blé
100 g de purée de pommes de terre = 100 g de farine de blé
50 g de flocons d’avoine + 50 g de fécule = 100 g de farine de blé
100 g de quinoa = 100 g de farine de blé
100 g de purée de légumineuses = 100 g de farine de blé

 

Les huiles : « Pour la cuisson et l’assaisonnement, privilégier l’huile d’olive. Si l’on consomme encore des œufs et des produits laitiers, l’huile de coco ne doit pas être utilisée comme seule matière grasse. Mais elle supporte très bien la cuisson, elle est très digeste et ses acides gras saturés ne sont pas nocifs comme ceux de l’huile de palme. Il est bon d’utiliser chaque jour des huiles riches en oméga-3, comme celle de lin, de chanvre, de cameline ». Cependant, elles ne peuvent être utilisées qu’avec des crudités, car les oméga-3 ne supportent pas la chaleur et ne peuvent pas être cuits.

Le conseil d’Emeline Bacot : Consommer 2 cuillères à soupe d’huile d’olive et/ou de coco + 1 cuillère à soupe d’huile riche en oméga-3 par jour.

 

Se faire plaisir : Si quel que soit le type d’alimentation, les sauces grasses sont à éviter, il est important de laisser la place au goût. Pour cela, les épices, les herbes aromatiques sont les meilleures alliées. « Pour le tofu nature, qui est fade, on peut le préparer en marinade, ou bien le faire cuire avec des légumes ». Et pour les gourmands, pas d’inquiétude ! Il existe d’excellents burgers végétariens, de délicieuses pizzas sans viande, ou encore de nombreux beignets aux fruits.

Une semaine pour réaliser vos plats favoris à la sauce végétarienne

Revisitez vos classiques : Maintenant que votre garde-manger est plein, c’est l’heure de vous attaquer aux plats typiques, la blanquette de veau par exemple.

 

La recette d’Emeline Bacot : « On peut remplacer le veau par des protéines de soja texturées. C’est un aliment sec, qu’il faut hydrater. On peut faire cuire l’ensemble de différentes manières, en le faisant revenir avec des légumes, des petits oignons ou bien le réhydrater dans un bouillon bien aromatisé. Une crème de soja lactofermentée, qui a la même texture d’une crème épaisse fera l’affaire.

 

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Seitan, tempeh, tofu et autres aliments simili-carnés permettent de retrouver les saveurs épicuriennes des bons petits plats traditionnels. 

Beaucoup de plats peuvent ainsi être revisités à la sauce " végé ", comme le couscous, la quiche ou encore le fallafel. Pour les bolognaises, il suffit de remplacer la viande hachée par des légumes, un mélange de céréales et de légumineuses ou encore par du tofu aromatisé mixé avec des légumes. On peut préparer un bourguignon avec du seitan, du tofu et de l’échalote ».

 

Les pâtisseries : Nombreux sont les végétariens qui franchissent le pas du végétalisme. Se pose alors la question des œufs. Pour ces derniers, l’étape de la pâtisserie est importante. « Il est possible de réaliser de délicieux gâteaux sans œufs, à condition de connaître leur rôle dans la recette ! », expose la diététicienne. Certains sont là pour faire gonfler, comme les blancs montés en neige. On peut les remplacer par de la levure. Lorsqu’ils servent de liant, il suffit d’utiliser de la compote de pomme, des farines ou des fécules comme l’arrow-root par exemple, qui ont le même effet. La farine de lupin peut également remplacer les œufs, en s’émulsifiant. Les produits laitiers n’ont pas d’autre utilité que celle de donner un léger goût et liquéfier. L’eau ou une boisson végétale les remplace très bien.

 

L’épreuve du restaurant : Voici peut-être venue l’épreuve la plus difficile pour tout néo-végé : celle du restaurant ou de la cantine. « Souvent, le serveur vous propose une assiette avec des légumes, des frites et un mélange de pâtes. Ce n’est pas équilibré du tout ». Peu de solutions existent. « La brasserie ou la cantine d’entreprise restent un point noir. Quand on peut, il vaut mieux privilégier les restaurants végétariens. Mais pas d’inquiétude, un écart n’est pas grave. Il suffit de rattraper ce dont on a manqué au prochain repas ».

  Tout ce qu’il faut savoir sur ses besoins

          Les apports journaliers : « Il faut tordre le cou au mythe selon lequel l’arrêt de la viande serait synonyme d’une carence en protéines », lance Emeline Bacot. « Les glucides apportent la moitié    des      apports énergétiques journaliers, et l’alimentation végétarienne en est majoritairement composée. Les lipides viennent en second, et les protéines en dernier ! »

 

         L’apport en lipides se fait principalement grâce aux huiles et oléagineux. Pour les végétariens, le beurre, les œufs et les produits laitiers en contiennent également, ainsi que la margarine (cette          dernière est à éviter à cause de la composition et la valeur nutritionnelle qu’elle affiche).

 

         Les glucides sont contenus dans la grande majorité des aliments végétariens. « Il faut même surveiller sa consommation, pour ne pas en avoir trop dans la part journalière, notamment pour les personnes qui mangent beaucoup de pain », prévient la diététicienne.

 

         Les protéines : Les légumineuses et les oléagineux sont d’excellentes sources de protéines, ainsi que les produits laitiers et les œufs, pour ceux qui en consomment. Mais si l’alimentation est variée, les apports en protéines sont largement couverts, y compris dans le cadre d’une alimentation végétalienne !

         Les risques de carence

         Une alimentation végétalienne ou végétarienne peut créer des carences, mais pas celles que l’on croit.

         La vitamine B12 : Elle est contenue exclusivement dans les produits d’origine animale, notamment car les bêtes d’élevage sont elles-mêmes supplémentées. Les œufs et produits laitiers en      contiennent également, mais en quantités faibles.

        Quels sont les risques ? Une carence de vitamine B12 peut provoquer une anémie et avoir des conséquences neurologiques plus ou moins graves, parfois irréversibles.

        Où en trouver ? La vitamine B12 se trouve en pharmacie, sous forme de compléments alimentaires en ampoules. La diététicienne avertit : « Plusieurs patients m’ont fait la remarque que ces   compléments sont fabriqués par des laboratoires pharmaceutiques qui effectuent des expérimentations sur les animaux. Heureusement, les compléments en vitamine B12 existent aussi sous forme de comprimés et de gouttes véganes à acheter en magasin bio ou sur internet ».

 

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        Les omégas-3 : Les apports en omégas-3 sont rares dans le cadre d’une alimentation végétale. Classiquement, les poissons gras et certaines graines (et leurs huiles) en contiennent.

           Quels sont les risques ? Une carence en oméga-3 peut provoquer des troubles cardio-vasculaires, des moments de déprime ou encore des problèmes de vision.

          Où les trouver ? Ils sont contenus dans certaines huiles, le mieux étant de privilégier celles qui sont riches en oméga-3 (lin, cameline, chanvre, colza).

 

          L’iode : L’iode est apporté par les produits de la mer, dont les algues, et participe au bon fonctionnement de la thyroïde, qui elle-même contribue à la régulation de tout l’organisme.

         Où en trouver ? « Si l’on ne consomme pas d’algues, une supplémentation en iode est nécessaire », affirme Emeline Bacot. Il en existe en pharmacie et en magasin bio sous forme de   compléments alimentaires, comme pour la vitamine B12.

 

         Fer, calcium : où en trouver ?

         Le fer : L’alimentation végétarienne apporte généralement autant de fer que l’alimentation omnivore. Le fer végétal est moins assimilable, que le fer animal. En revanche, notre organisme s’adapte   progressivement de lui-même au fer végétal. A terme, il est capable d’en absorber plus. Le risque de carence en fer n’est pas plus élevé chez les végétariens que chez les omnivores.

        Où en trouver ? Les sources de fer sont les légumineuses, les céréales complètes, comme le son, certains oléagineux (noix, fruits secs), les légumes verts foncés, les épinards, les choux…

 

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      Cent grammes de graines de sésame apportent 900 mg de calcium, 100 ml de lait animal apportent 120 mg de calcium.

      Le calcium : « Chaque pays a des recommandations officielles, qui sont largement influencées par certains lobbys, notamment celui du lait. En France, ces recommandations ont été surévaluées »,    prévient Emeline Bacot. « Les recommandations de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) sont de 500 mg par jour ».

      Des besoins moins importants : Les personnes adoptant une alimentation végétale n’ont pas besoin d’autant de calcium que les omnivores. Pour fonctionner, notre corps doit garder un pH neutre.   Les produits d’origine animale sont acidifiants pour l’organisme. Naturellement, le corps puise dans les ressources en calcium, notamment contenues dans les os pour « rebasifier » le pH. L’alimentation végétale étant plus « basique », le besoin en calcium est donc moins grand.

      Où en trouver ? De nombreux aliments contiennent du calcium. On en trouve dans les oléagineux par exemple. Le sésame est également extrêmement riche en calcium. En mangeant varié, on peut  rapidement arriver aux 500 mg recommandés par l’OMS sans consommer de produits laitiers.

      Février 2017 Mathieu Blard



 
    Les humains doivent cesser de massacrer les animaux, de les faire souffrir et de se nourrir de leurs cadavres.

Notre Mère, la Nature, ne peut pas accepter indéfiniment que des êtres vivants, fussent-ils des animaux, soient considérés uniquement comme des « produits » et élevés dans des conditions de souffrance abominables avant d’être massacrés pour être dévorés.

La totalité des animaux dits « de ferme » devraient depuis longtemps être élevés uniquement pour les produits que la Nature leur permet d’offrir à l’humanité, qu’il s’agisse de leur lait, de leur laine, ou de leurs œufs, mais en aucun cas de leur chair.

Aucun animal n’a jamais consenti librement à donner sa vie en pâture à l’homme. Par conséquent, l’homme n’a aucun droit sur cette vie ; il n’a aucun droit de transformer les animaux en cadavres et de s’en nourrir. Tous les animaux, sans exception, devraient pouvoir continuer à vivre et à évoluer librement. En les privant injustement des bonnes conditions d’évolution mises généreusement à leur disposition par la Nature, l’homme se retrouve aujourd’hui confronté à un inéluctable choc en retour.

Au contraire, en décidant de devenir végétarien, chacun participe consciemment à la transformation de la Terre.

Quelques raisons concrètes de devenir végétarien

Malgré toutes les récentes études démontrant les bienfaits que chacun pourrait retirer d’une alimentation saine, équilibrée et respectueuse de la vie, le végétarisme continue aujourd’hui à faire peur à bon nombre de personnes.

Il est en premier lieu présenté par ses détracteurs comme une source de carence alimentaire et donc de maladie. C’est pourquoi il est temps d’en terminer une bonne fois pour toutes avec ce préjugé tenace qui tend à confondre protéines et viande.

Le règne végétal est tout aussi capable d’apporter, en qualité comme en quantité, les protéines et acides aminés nécessaires à notre organisme que le règne animal.

La production de viande entraîne le gaspillage des céréales. Un animal qui consomme sept calories végétales (céréales) n’en restitue qu’une seule sous forme de viande. Il est ainsi facile de mesurer le gâchis engendré par cette consommation indirecte de céréales.

Les pays du tiers-monde fournissent de plus en plus de calories et de protéines pour l’alimentation animale (manioc, soja, arachides…). Plus du tiers des céréales produites dans le monde servent à nourrir le bétail des pays riches, ce qui est vraiment paradoxal lorsque l’on sait que la famine sévit dans ces pays ! À titre d’exemple, au plus fort de la sécheresse, le Sahel a exporté plus de protéines qu’il n’en a reçues au titre de l’aide alimentaire ! Changer notre manière de produire et de consommer les protéines est donc un acte solidaire vis-à-vis des peuples les plus démunis !

La « fabrication » d’un steak nécessite en moyenne 60 fois plus d’eau que celle d’une galette de blé, de riz ou de soja, puisqu’il faut 100 000 litres d’eau pour produire 1 kg de viande de bœuf, alors que 1 000 à 2 000 litres suffisent pour produire 1 kg de blé, de riz ou de soja. À cela s’ajoute la pollution des nappes phréatiques et des rivières par les lisiers.

Pour nourrir une personne pendant 1 an uniquement par des protéines animales, 2 hectares de terre seraient nécessaires. Pour la nourrir exclusivement de protéines végétales, une surface de 0,16 hectare suffit !

Par ailleurs, l’anatomie comparée montre que l’homme ressemble aux animaux frugivores, mais en rien aux carnivores. La denture, l’estomac et l’intestin de l’homme sont très différents de ceux des carnivores. L’intestin en particulier ne mesure que quatre à cinq fois la longueur du corps chez ces derniers, contre dix à douze fois chez l’homme. Ce parcours est trop long pour la viande qui a ainsi le temps de libérer ses toxines qui sont absorbées par la muqueuse intestinale avant de passer dans le sang. Ces déchets toxiques (urates, acide lactique, corps gras saturés, albumine) et les purines de la viande sont très difficiles à éliminer par le foie et les reins. Ce surcroît de travail fatigue et encrasse à la longue ces organes.

Il est facile d’objecter à tous ces arguments que des milliers de gens mangent de la viande, ne semblant en ressentir aucun dommage!

Le corps humain est certes capable de s’adapter, mais à quel prix ? L’addition est plus ou moins lourde selon le potentiel vital et l’état des organes de chacun.

Propos de Gilles Chatras et Carole Morel  extraits du site Alliance Végétarienne


Voilà en tout cas quelques raisons concrètes de devenir végétarien ! Mais les principales sont bien évidemment d’ordre éthique.

Le végétarisme reste en effet aujourd’hui assimilé par beaucoup de personnes à un phénomène sectaire. Il est souvent considéré comme une menace pour les valeurs morales et identitaires de notre civilisation. Les végétariens sont en effet souvent présentés non seulement comme des utopistes, mais comme des parasites incapables de s’intégrer activement à notre société de consommation.

Pourtant, devenir végétarien est réellement devenu aujourd’hui pour notre humanité une simple question de survie, ni plus ni moins.

Si vous êtes carnivore,  vous brutalisez votre corps. Il n’est pas fait pour ingérer les cadavres et vous lui imposez des aliments incompatibles avec son essence spirituelle. Il se révolte, et c’est de là que proviennent la plupart des maladies.

Les animaux que vous mangez ont été immolés dans le désespoir et la souffrance.

Certains se demandent si Jésus était végétarien, et répondent négativement, mais ils se trompent. D’après les Évangiles apocryphes issus des traditions gnostique et essénienne, Jésus n’a jamais consommé de viande. L’Évangile Secret de Saint-Jean, notamment, affirme qu’il existe deux tables : la table du Démon et la table de Dieu.

La table du Démon est couverte d’animaux massacrés : poulets, cochons, bœufs, moutons et gibiers de toutes sortes. Le sang ruisselle des mâchoires des carnivores et ils communient avec « le Diable » – entre guillemets, bien entendu – c’est-à-dire avec les Forces inférieures et rétrogrades de l’Univers.

La table de Dieu croule, au contraire, sous les fruits, les céréales et les légumes. Elle est aérée et baignée par les rayons du Soleil. C’est là que viennent s’attabler « les enfants de Dieu » qui aspirent à la véritable Liberté.

Extraits d’un article de Françoise Brousse

Les éleveurs industriels considèrent les animaux comme de la marchandise, des produits de consommation, et se révèlent imperméables à la souffrance animale. Pourtant, comment peut-on rester insensible devant des veaux attachés à vie dans l’obscurité, dans des boxes exigus, où il leur est impossible de se retourner et de se coucher, et d’où ils ne sortiront que pour être menés à l’abattoir ? Les exemples ne manquent pas, tous plus révoltants les uns que les autres : batteries de poules pondeuses, élevages intensifs de porcs, gavage des oies et des canards…

Il est temps donc de prendre conscience que la cruauté dont l’homme fait preuve envers le peuple animal est la principale cause de la décadence de nos sociétés et de la violence qui y règne. Car comment ceux qui restent insensibles devant la souffrance animale pourraient-ils être touchés par la misère humaine, et échapper au choc en retour de la Mère Nature ?


 

Loin d'être une tendance propre au XXI siecle, le véganisme remonterait à la préhistoire

Konbini

Si le véganisme fait beaucoup couler d'encre en ce moment, l'alimentation purement végétale ne date en réalité pas d'aujourd'hui puisqu'elle remonterait... à nos ancêtres préhistoriques. Oui, oui !

 

La population de végans en Europe est difficile à estimer. On connaît mieux les chiffres du végétarisme : 5 % de la population en Europe avec des pays à la traîne comme la France qui oscille entre 1,5 et 3 % ou des pays en tête comme le Royaume-Uni avec 14 %. Il semble d'ailleurs établi que c'est en Grande-Bretagne que le mouvement végan grandit le plus vite, avec un bon de 360 % cette dernière décennie selon The Independent. Aujourd'hui, chez nos voisins d'outre-Manche, 1,5 million de personnes se disent véganes, un mode de vie qui séduit en premier lieu les jeunes adultes.

Mais si le sujet de l'alimentation végétale s'invite de plus en plus à nos tables, celle-ci n'aurait en réalité rien de nouveau. Loin d'être des précurseurs, les végans, qu'ils soient sujets de fascination ou d'agacement, seraient en fait en phase avec nos premiers ancêtres de la préhistoire. Notons par ailleurs qu'il faudrait ainsi plutôt parler de végétalisme (qui se rapporte à l'alimentation), plutôt que de véganisme (qui recouvre une dimension plus vaste sur l'exploitation animale au sens large).

Non, nous n'étions pas des chasseurs à l'origine

"C'est dans notre nature de manger de la viande, nous étions des chasseurs à l'origine" : voici l'un des arguments préférés des omnivores pour expliquer aux végétariens ou végétaliens qu'ils ont adopté un régime alimentaire contre-nature et pas du tout en phase avec leur espèce. Archifaux répondent les chercheurs, à l'instar de l'archéologue Richard Leakey interrogé par The Independent. Nos ancêtres, à l'origine, avaient un régime alimentaire végétal et non carné, pour une raison simple : "Vous ne pouvez pas déchiqueter de la chair ni de la peau avec les mains. Nous n'aurions pas pu consommer de la nourriture nécessitant de grande canines", avance-t-il.

 

En effet, si l'on remonte à nos ancêtre les plus lointains, c'est-à-dire il y a 7 millions d'années, on constate que les australopithèques (auxquels appartient Lucy) se nourrissaient principalement de noix, tubercules, fruits et racines, voire de quelques insectes. Ils pouvaient parfois manger de petits mammifère, mais de façon exceptionnelle. Nous aurions donc été cueilleurs avant de devenir, bien plus tard, des chasseurs, avec l'arrivée du feu il y a 400 000 ans.

La viande, un choix par défaut et lié à l'évolution

Toujours selon la théorie de Richard Leakey, les hommes avaient ainsi une alimentation végétale, qui pouvait devenir carnée par "opportunisme" s'ils se trouvaient à court de baies par exemple. Une alimentation somme toute similaire à celles de nos lointains cousins les chimpanzés, omnivores à dominante herbivore et frugivore et chasseurs occasionnels de petits mammifères.

Certains chercheurs estiment aussi que dans les régions nordiques, le régime carné de nos ancêtres à certaines périodes s'expliquait aussi par le manque de végétaux. Enfin, avec la révolution néolithique, 10 000 ans avant J.-C, l'homme quitte son statut de chasseur-cueilleur qui avait marqué l'avènement de sa consommation de viande avec la découverte du feu, pour devenir agriculteur-éleveur. L'apparition de céréales cultivées et la consommation de lait font baisser la consommation de viande. Loin d'être intrinsèque et "originelle", l'alimentation carnivore de l'homme répond davantage à son adaptation et à son évolution dans son environnement au fil des époques.

La naissance du véganisme comme position morale politico-philosophique est, elle, plus récente

Le terme "véganisme" a lui cependant été inventé en 1944 par le Britannique Donald Watson, fondateur de la Vegan Society. Au-delà de l'alimentation, l'organisation définit le véganisme en tant que "philosophie et mode de vie qui tend à exclure, autant qu'il est possible, toutes formes d'exploitation et de cruauté faites aux animaux afin de se nourrir, se vêtir, ou dans n'importe quel autre but".

Néanmoins, cette dimension éthique promue par le véganisme préexistait à Donald Watson, chez les hindous ou les bouddhistes par exemple, à travers les préceptes de la non-violence ou relativement aux théories de la réincarnation. On dit aussi que le pharaon égyptien Akhenaton avait banni les sacrifices animaliers, car il considérait comme un péché d’ôter la vie à un être vivant qui avait été créé par les dieux. On retrouve les idées de la conscience animale dans la Grèce antique chez Pythagore ou chez Plotin. Des réflexion qui ne datent donc pas d'hier. Pour conclure, on peut donc affirmer que, oui, le véganisme, c'est super mainstream.

 

Et encore...

         
 
 
 
 
 
 

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