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Interdiction des oeufs de batterie : la promesse en trompe-l’oeil du gouvernement

Interdiction des oeufs de batterie : la promesse en trompe-l’oeil du gouvernement 

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, a confirmé l’interdiction des élevages en batterie pour les oeufs à destination des tables des consommateurs avant la fin du quinquennat. Mais attention : les produits composés d’oeufs à destination des industriels ne sont pas concernés.

“Je prends l’engagement qu’il soit interdit d’ici 2022 de vendre des oeufs pondus par des poules élevées en batterie”, annonçait début 2017 Emmanuel Macron devant le WWF (World Wide Found), alors qu’il était candidat à l’élection présidentielle. Cet engagement de campagne, l’Exécutif ne va que très partiellement s’y tenir. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, a en effet préféré un simple coup de com’. Il a annoncé que cette interdiction concernerait les “oeufs-coquilles”, comprenez les oeufs achetés directement par les consommateurs. La mesure ne s'appliquera donc pas aux produits transformés.

Les Français accordent de plus en plus d’importance aux sorts des animaux, notamment suite aux différentes révélations de l'association L214. Selon un sondage Yougov réalisé les 6 et 7 février 2018 pour cette organisation de protection animale, 90% des Français sont opposés à l’élevage des poules en cage et se disent favorables à l’interdiction de ce mode d’élevage. A noter qu’en réduisant cette mesure aux “oeufs-coquille”, l’interdiction concernera finalement moins de 50 % de la production totale, selon les chiffres du CNPO (organisation du Comité national pour la promotion de l’oeuf).

 
 
 

“Les déclarations du ministre posent encore question”, insiste Johanne Mielcarek, responsable agroalimentaire pour L214, puisque la mesure envisagée par le gouvernement “inclut la possibilité d’avoir encore des oeufs d’élevage dits au sol, des élevages en bâtiments fermés, certes sans cage, mais sans accès au plein air”, précise-t-elle.

Il ne s’agit d’ailleurs pas “d’une véritable avancée”, puisque “les acteurs de la grande distribution se sont quasiment tous engagés à éliminer la vente d’oeufs de poules en cage”, rappelle aussi la militante. Monoprix par exemple a banni ce type d’oeufs de ses rayons depuis avril 2016. Carrefour, Leclerc, Intermarché, Lidl, Picard, Auchan…. Tous les plus grands distributeurs ont également pris de tels engagements à des dates allant de 2020 à 2025. Au mieux, le gouvernement va donc juste accélérer quelque peu le calendrier de certains distributeurs. Un bel effet d’annonce !

 

    Stéphane Travert Publié le  

Morbihan: 25.000 canards abattus après la détection de trois cas de grippe aviaire

VIRUS - Trois foyers du virus ont été confirmés dimanche par les autorités sanitaires...

Trois foyers du virus influenza aviaire faiblement pathogène ont été confirmés dimanche dans trois élevages de canards situés sur les communes d’Arzal, de Pluméliau et de Sérent dans le Morbihan. Les 25.000 canards des trois élevages seront abattus dans les prochains jours afin « d’éviter la circulation du virus et prévenir son éventuelle mutation, » précise la préfecture du Morbihan.

En attendant, le préfet a ordonné le confinement des volailles et la restriction des mouvements de ces animaux dans un rayon d’un kilomètre autour des trois exploitations infectées. La gendarmerie du Morbihan est également mobilisée pour sécuriser l’accès aux exploitations, en particulier au moment des abattages.

« Sans menace pour l’homme » selon les autorités

Pour rassurer la population, la préfecture du Morbihan précise que « l’identification de ce virus qui infecte les oiseaux sauvages et les oiseaux domestiques » est « sans menace pour l’homme, n’a pas de caractère exceptionnel et que sa circulation est connue ».

Les autorités précisent par ailleurs qu’aucun lien « n’a été mis en évidence entre les foyers détectés dans le Morbihan et les souches hautement pathogènes qui ont justifié en 2016 et 2017 des abattages massifs de volailles dans le Sud-Ouest de la France ». Il y a deux semaines,

un élevage de 2.700 canards avait déjà été abattu dans les Landes en raison de la présence d’un virus d’influenza aviaire faiblement pathogène.


Plonger un homard dans l'eau bouillante ne sera bientôt plus autorisé en Suisse

Au mois de janvier 2018, plusieurs ordonnances ont été adoptées par le Conseil fédéral suisse afin d'améliorer le bien-être animal. L'une d'entre elles concerne la mise à mort des homards.

Homard européen

Des homards vivants plongés dans l'eau bouillante ? En France, la pratique culinaire reste courante mais en Suisse, elle est désormais interdite. Le 10 janvier 2018, le gouvernement helvétique a en effet décidé de proscrire la technique qui consiste à plonger les homards vivants dans de l'eau bouillante, précisant que ces derniers devront être assommés avant la mise à mort. 

Les homards devront être étourdis avant la mise à mort

Dans le cadre d'une révision des lois relatives au bien-être animal, le gouvernement fédéral souligne qu'à compter du 1er mars 2018, "la pratique consistant à plonger les homards vivants dans l'eau bouillante, commune dans les restaurants, ne sera plus autorisée". Ils "devront désormais être étourdis avant d'être mis à mort", selon l'ordonnance émise par le gouvernement fédéralD'après la télévision publique RTS, seuls les chocs électriques ou "la destruction mécanique du cerveau" seront autorisés. Cette décision intervient alors que les défenseurs des droits des animaux et des scientifiques estiment que les homards et autres crustacés - dont les crabes - possèdent des systèmes nerveux complexes et qu'ils ressentent vraisemblablement de la douleur lorsqu'ils sont ébouillantés.

De plus, ces animaux ne pourront plus "être transportés sur de la glace ou dans de l'eau glacée". "Désormais, les espèces aquatiques doivent toujours être détenues dans leur milieu naturel", selon l'ordonnance. 

Le bien-être animal à l'ordre du jour

Lors de cette séance du 10 janvier 2018, le Conseil fédéral ne s'est pas seulement penché sur le cas des homards. Il a également décidé de mieux règlementer toutes les manifestations publiques présentant des animaux. Ainsi, "l'organisateur de manifestations avec des animaux, comme des expositions ou des compétitions sportives, devra dorénavant veiller à ce qu'une personne compétente prenne soin des animaux". Ceux stressés par la manifestation devront en être sortis.

Pour lutter contre le trafic de chiens, le gouvernement suisse oblige désormais les vendeurs à mentionner leur adresse et l'origine des animaux dans les petites annonces. En outre, tous les dispositifs qui doivent empêcher un chien d'aboyer sont désormais interdits, ce qui comprend également ceux qui éjectent un jet d'eau ou de l'air comprimé automatiquement lorsque le chien émet des sons.

Par Anne-Sophie Tassart le 11.01.2018

AST avec AFP


 

Italie: des animaux maltraités pour fabriquer le Parmesan

Deux des fromages italiens les plus connus, le Parmesan et le Grana Padano, sont produit avec du lait provenant de vaches souvent maltraitées, émaciées et enfermées en permanence, a accusé samedi une organisation de défense des animaux, vidéos à l'appui.

Compassion in World Farming ("compassion dans l'agriculture mondiale", CIWF) a diffusé une vidéo filmée dans neuf exploitations de la vallée italienne du Po, montrant les conditions de vie "choquantes" de vaches épuisées et vivant dans leurs excréments. CIWF a lancé en même temps une campagne intitulée #notonmypasta ("pas sur mes pâtes"), destinée à pousser les producteurs de ces deux fromages à imposer des critères minimums de bien-être animal pour leurs fournisseurs de lait, propriétaires d'un demi-million de vaches, pour des ventes de fromage atteignant quelque cinq milliards d'euros annuels.

"Le Parmesan et le Grana Padano sont présentés comme des fromages de très bonne qualité, alors qu'en fait pour les vaches, rien n'est plus loin de la vérité", a déclaré Emma Slawinski, directrice des campagnes pour CIWF. "Ce que nos enquêteurs montrent, c'est la vie misérable des animaux dans les élevages industriels", a-t-elle ajouté. On y trouve "des animaux très émaciés, surexploités, traités comme des machines à lait, souffrant pour que nous puissions ajouter quelque chose sur nos pâtes".

Le bien-être animal n'a "pas d'impact" sur le produit

Un porte-parole du consortium des producteurs de Parmesan a confirmé que le bien-être animal n'entrait pour l'instant pas dans les critères imposés aux producteurs de lait car "ce n'est pas quelque chose qui a un impact, autre que marginal, sur la qualité du produit".

Mais il a ajouté que les consortium était en train d'examiner la question et s'apprêtait justement à mettre en place un système destiné à assurer un minimum de bon traitement des animaux.

 
 
Le Figaro.fr avec AFP


Royaume-Uni : une nouvelle loi décrète que les animaux « ne ressentent pas la douleur » !

C’est en toute discrétion que le 15 novembre dernier, le Parlement britannique a fait adopter un texte allant à l’encontre des animaux et de leur protection.

Les animaux « ne ressentent pas la douleur » et « sont dépourvus d’émotions » : voilà ce qu’affirme un projet de loi britannique. Un effroyable retour en arrière de la part du Royaume-Uni, alors même que de nombreuses études scientifiques s’accordent pour soutenir la thèse inverse.

Cette mesure, proposée par les membres du parti conservateur britannique, s’inscrit dans le cadre du vote de l’ « EU Withdrawal Bill », une série de textes ayant pour but d’adapter le droit anglais à la sortie de l’Union Européenne (prévue pour 2019). Jusque-là, la législation anglaise sur la protection animale était fondée sur celle de l’Union Européenne. Mais avec le Brexit, le Royaume-Uni semble affirmer sa rupture, allant même jusqu’à renier les droits des animaux.

 

La maltraitance animale ne sera-t-elle donc plus punie par la loi ?

Car en abrogeant le texte qui reconnaissait la sentience animale, ce sont bien leurs droits qui sont ainsi visés. En considérant que les animaux « ne ressentent pas la douleur » et sont « dépourvus d’émotions », ils perdent, de facto, leur qualité « d’êtres sensibles » (que la France, notamment, leur reconnaît). De ce fait, comment les actes de maltraitance et de cruauté pourraient-ils être pénalement répréhensibles ?

L’avenir s’annonce bien sombre pour les animaux britanniques. Leurs défenseurs, et en particulier la RSPCA (équivalent de notre SPA) se disent « choqués » par cette régression, et demandent au gouvernement de réintroduire la protection animale dans le droit britannique.


Baidu, Alibaba et Tencent s'allient contre le trafic d'animaux

le Quotidien du Peuple en ligne | 23.11.2017
Baidu, Alibaba et Tencent s'allient contre le trafic d'animaux
 
 
 

Les géants chinois de l'Internet Baidu, Alibaba et Tencent ont uni leurs forces cette semaine pour lutter contre le commerce en ligne de fragments animaliers, une pratique illicite qui se poursuit sur les plateformes de commerce électronique et de médias sociaux.

L'alliance compte également huit autres membres, dont des sites dédiés au commerce d'articles d'occasion comme Zhuanzhuan et 58.com, et des sites consacrés à l'achat et la discussion d'antiquités, comme les sites d'enchères cang.com et Wenwantianxia.

Une charte a été signée par tous les membres de l'alliance le 20 novembre. En vertu de cette charte, les sociétés membres s'engagent à détecter et à supprimer les publicités illégales sur leurs sites et à envoyer des avertissements aux utilisateurs et à leur interdire de divulguer ces informations.

Pour détecter les signes du commerce illégal d'espèces sauvages, les plates-formes appliqueront des technologies avancées telles que l'analyse de données volumineuses et l'intelligence artificielle. De même, les membres renforceront leur collaboration et partageront leurs informations, leurs techniques et leur expérience dans le traitement du commerce des espèces sauvages en ligne.

« Nous ferons également des efforts pour former nos employés à identifier les produits de la faune sauvage et les sensibiliser à la cybercriminalité », a déclaré Qin Qi, directeur adjoint du département de gestion de la sécurité de Tencent.

« Tous les membres aideront activement les forces de l'ordre dans leurs enquêtes et les poursuites et soutiendront d'autres industries, notamment celle de la logistique, dans la lutte contre le commerce illégal d'espèces sauvages, ce qui augmentera les coûts des transactions illégales ».

Traffic, une ONG internationale qui gère un réseau de surveillance du commerce des espèces sauvages, a publié un rapport sur la cybercriminalité de la faune en Chine en juillet. Après avoir suivi 58 comptes de médias sociaux, son rapport a découvert que les plates-formes de commerce électronique chinoises sont devenues des canaux importants pour la vente de produits illégaux, plus de la moitié de ce commerce impliquant de l'ivoire d'éléphant.

De même, les recherches menées de 2012 à 2016 ont montré que 63% des publicités portant sur les produits de la faune concernaient l'ivoire, suivies de la corne de rhinocéros, avec 18%. D'autres échanges illicites impliquaient des parties de tigre et des becs de calaos casqués.

« Les revendeurs peuvent facilement atteindre les acheteurs via les médias sociaux, comme WeChat et d'autres outils de discussion en ligne, ce qui accroît les difficultés d'application de la loi », a de son côté souligné Chu Weidong, directeur adjoint du Département de la protection des forêts.

« Avec le soutien des plates-formes Internet, la lutte contre la cybercriminalité des animaux sauvages sera plus efficace », a-t-il ajouté.

L'administration avait déjà renforcé l'application de la loi auparavant : ainsi, l'année dernière, dans la province du Jiangsu, 15 personnes ont été condamnées pour commerce illégal d'animaux sauvages protégés sur des outils de messagerie instantanée QQ et WeChat.

Deux commerçants de la province de Hainan ont également été arrêtés l'année dernière pour trafic illégal de tortues sauvages protégées.

Selon le rapport de Traffic, les nouvelles publicités concernant des produits de la faune sont passées de 4 000 par mois en mars 2012 à 2 000 en octobre 2013 et à 1 000 en septembre 2016.

« L'alliance est une étape importante pour les efforts collectifs des entreprises de l'Internet, des agences gouvernementales et des ONG pour lutter contre le commerce illégal d'espèces sauvages en ligne, et pour promouvoir le partage d'expériences entre l'Alliance et les autres organisations internationales », a commenté Zhou Fei, responsable du bureau de Traffic en Chine.

(Rédacteurs :Guangqi CUI, Wei SHAN)


Berlusconi câline des agneaux et milite pour une Pâque végétarienne

Par LEXPRESS.fr , publié le

Plusieurs journaux ont affirmé, l'année dernière, que Berlusconi était devenu végétarien.

Plusieurs journaux ont affirmé, l'année dernière, que Berlusconi était devenu végétarien.

 

La participation de l'ancien Premier ministre italien à une campagne végétarienne a exaspéré l'industrie de la viande.

Il embrasse des agneaux, leur fait des câlins, les nourrit avec un biberon. Dans une vidéo diffusée ce weekend par la Ligue italienne de défense des animaux et de l'environnement, Silvio Berlusconi cajole les cinq agneaux qu'il a adoptés et qui auraient dû être tués pour Pâques, rapporte The Guardian, ce lundi. 

La participation de l'ancien Premier ministre italien à une campagne végétarienne a exaspéré l'industrie de la viande. Le lobby italien des charcutiers Assocarni a attaqué le magnat des médias et a appelé les annonceurs à boycotter ses chaînes de télévision et leurs publications. Berlusconi "contribue à endommager l'industrie de la viande afin d'essayer d'obtenir les votes des amateurs d'animaux", a expliqué le lobby dans un communiqué. 

 
"Choisissez une Pâques végétarienne"

L'homme d'affaires de 80 ans a été filmé dans son domaine. Derrière lui, une pancarte indique "protégez la vie, choisissez une Pâque végétarienne". Un bandeau déroulant, en bas de la vidéo, exhorte les téléspectateurs à "être comme lui", car "il a sauvé cinq agneaux de Pâques de l'abattage". 

Les Italiens mangent traditionnellement de l'agneau ou de la chèvre le dimanche de Pâques, mais la consommation a fortement diminué au cours des cinq dernières années en raison d'une chute économique et du succès croissant des campagnes végétariennes, indique The Guardian.  

Il n'avait encore jamais fait de déclaration publique

 Plusieurs journaux ont affirmé, l'année dernière, que Berlusconi était devenu végétarien. L'ex-chef du gouvernement n'avait pas confirmé les informations et avait assuré n'avoir "jamais fait de déclaration à ce sujet, en public ou en privé".  
 

Les "vegan" sortent de leur bulle

 

Dans le Grand Est, le mode de vie "vegan" connait un boom inedit. Effet de mode ou transformation de la societe ? Reponse avec ceux qui vivent en mode vegetal.

 

 20 % des Français consomment occasionnellement vegan. Poussés par des préoccupations environnementales, une prise de conscience de la crise alimentaire ou encore avec des objectifs de santé.

 

 

Encore perçus comme une poignée d’ayatollahs de la défense animale il y a cinq ans, les véganistes – alias « vegan » – sortent de leur bulle. Leur mouvement se démocratise et attire de plus en plus de citoyens.

Statistiquement, ils sont 2 % à avoir opté pour ce mode de vie qui rejette toute exploitation des animaux. Ils ne mangent ni viande ni miel, œufs, lait. Ne portent pas de cuir, ni de laine, n’utilisent aucun produit testé sur des animaux, boycottent les cirques avec ménagerie et autres delphinariums. 20 % des Français consomment occasionnellement vegan. Poussés par des préoccupations environnementales, une prise de conscience de la crise alimentaire ou encore avec des objectifs de santé.

Pour Sandrine Villaume, coordinatrice de l’association International Campaigns dans le Grand Est, « le veganisme est un mode de vie consciencieux basé sur des convictions profondes ». Cette professeure de danse nancéienne avoue que, bien qu’étant une militante active de la cause, elle s’en est longtemps cachée de son entourage. « Avant, on ressentait plus d’incompréhension. Il y a cinq ans, quand nous menions une action de sensibilisation, on était trente. Aujourd’hui, nous sommes dix fois plus nombreux et des personnes non militantes nous rejoignent. »

À Strasbourg, ville locomotive du mouvement dans la région, on compte déjà plusieurs restos 100 % vegan, un foodtruck qui tourne dans les villages alsaciens et bientôt une épicerie. À Épinal et Saint-Dié, dans les Vosges, deux projets d’ouverture de restos et une épicerie sont à l’étude. « De mois en mois, nous sommes sollicités par un nombre grandissant de personnes intéressées par le véganisme », explique Caroline Abate, déléguée de l’Association végétarienne de France dans les Vosges.

Le phénomène est d’ailleurs devenu un argument marketing. Et l’industrie agroalimentaire de s’engouffrer dans cette niche juteuse. Au grand dam des militants qui crient au « hold-up ». Une célèbre marque de knacks industrielles commercialise désormais des produits estampillés vegan. « Certains sont contents de trouver des produits en hypermarché, c’est moins coûteux et plus pratique que d’aller faire ses courses en épicerie spécialisée », explique Sandrine Villaume qui voit ici une « récup » du mouvement par des industries pas toujours bien intentionnées…

Dans un hypermarché de Nancy, un rayon traiteur vegan a ouvert fin 2016 avec sa propre marque distributeur. « Depuis janvier, le rayon est en progression de 650 % et nous sommes passés de trois à vingt-trois références. Le nombre de clients a bondi de 448 % », sourit Bruno Trefzner, manager du commerce frais de cette enseigne.

Mais le véganisme n’est pas qu’un régime alimentaire. Au cœur des principes, le refus absolu de toute exploitation et cruauté envers les animaux. Une soixantaine de militants de l’association L269 Life l’a rappelé le 2 mars dernier en pénétrant dans les abattoirs Charal de Metz pour s’y enchaîner et filmer la conditions des animaux dans les abattoirs.

À Metz toujours, est née en juillet dernier la marque de vêtements éthiques et vegan « In Wolf We Trust », à l’initiative de Cassandra Bizzini, créatrice originaire de Briey et militante active de la cause animale. Le chanteur Julien Doré et l’humoriste Rémi Gaillard, en portant ses créations, ont contribué à lui donner une notoriété certaine. Pour la jeune fille, le succès économique ne lui fait pas oublier qu’il s’agit – en matière de défense des animaux –« d’être pris au sérieux », quitte à prôner la désobéissance civile.

 

Le 04/04/2017 L'Est Républicain


Slate

Le premier burger végétarien «saignant» va être servi à New York

Repéré sur Popular Sciences

Et tout ça grâce à une molécule qui donne à la fausse viande le goût de la vraie.

Le burger, on en mange à tous les coins de rue quand on ne le porte pas à même la peau ou qu’on n’écrit pas des lignes sociologiques très sérieuses dessus. Plus franchement considéré comme de la junk food qu’on déguste uniquement dans des enseignes bien connues –oui Ronald, c’est à toi qu’on pense–, il se met même au végétarisme afin de ne pas laisser de côté nos amis passés du côté non carné de la force. Aujourd’hui, le burger «végé» écrit une nouvelle page de son histoire: un restaurant new-yorkais, le Momofuku Nishi, propose depuis mercredi 27 juillet, un burger végétarien qui ressemble à un bon vieux burger bien saignant, rapporte le site Popular Sciences.

Créé par la start-up californienne Impossible Foods, l’Impossible Burger est 100% végé mais sa viande –qui contient entre autres de l’huile de coco et des arômes naturels– ressemble et a le même goût que la «vraie» viande. Comment? Grâce à une molécule toute bête, l’hème, qu’on retrouve habituellement dans l’hémoglobine et qui lui confère sa couleur rouge et son goût métallique.

Désormais, on a donc un burger qui n’est pas responsable ni d’émissions de gaz à effets de serre (10% des émissions aux États-Unis viennent de l’agriculture selon l’EPA en 2014, contre 21% en France en 2012) ni de la mort d’innocents bovins, mais qui ne pousse pas son consommateur à regarder d’un œil envieux le goûteux burger de son voisin carnivore.

La «fausse viande» est un marché juteux qui prend de plus en plus d’ampleur et qui n’est pas près de s’arrêter car la viande pose de plus en plus question. L’OMS a classé la viande rouge en 2015 parmi les aliments «potentiellement cancérigène» et sa production de plus en plus expansive et dangereuse pour la planète inquiète de plus en plus. Pour l’instant, l’Impossible burger n’est disponible qu’aux États-Unis. Après New York, il sera disponible à San Francisco à l’automne.


De l’état d’omnivore à l’état de végan

Le Monde | | Par Julie Clarini

 

Les animaux ne sont pas comestibles, de Martin Page, Robert Laffont, 268 p., 18,50 € (en librairie le 9 mars).

Ça change quoi d’être écrivain quand on décide de devenir végan ? Rien, laisse entendre Martin Page, dont le nouveau livre est d’une tout autre nature que ses précédents. Foin de la veine romanesque ou fantaisiste qui parcourait jusqu’alors la majorité de ses œuvres, Les animaux ne sont pas comestibles est un témoignage, tout ce qu’il y a de plus sérieux, sur le parcours qui l’a mené à ne plus manger d’animaux, ni consommer de produits qui en sont issus (lait, fromage, cuir, laine, etc.). Le véganisme implique aussi de se battre pour la libération des animaux, a fortiori de lutter contre leur utilisation pour les loisirs, tels la corrida, le zoo ou la chasse.


« Le véganisme est un mouvement politique, et un art de vivre, de laisser vivre et de vivre avec », comme le formule Martin Page, qui déroule son récit au plus près du réel, passant de ses souvenirs d’enfant dans le Lot-et-Garonne avec son mouton à des scènes amusantes révélant tous les préjugés pesant sur les végans, en passant par son frigo rempli de nourritures végétales. En cuisine comme en écriture, « les contraintes ne sont pas (pas toujours) un frein à la création mais l’enrichissent ». On trouvera aussi sous sa plume des informations sur les suppléments alimentaires nécessaires aux végétaliens ainsi qu’un petit lexique fort utile (« spécisme », « mentaphobie », « carnisme »…) .

Le plus intéressant reste la description du passage d’un état (omnivore) à l’autre (végan), la façon dont ce choix s’est imposé comme une évidence – « comme la fin d’un aveuglement » face à la violence faite aux animaux. Martin Page insiste, du reste, sur le lien de cette dernière avec celle qui s’exerce sur les hommes et les femmes. Politique, le véganisme ? « Devenir végan est une manière d’assumer mon insularité et mon étrangeté. De les revendiquer. C’est aussi assumer mon désir de justice, une justice qui ne connaît pas de limites, de nationalités, de genres, d’espèces. » Alors oui, certainement. J. Cl.

 
  • Julie Clarini
    Journaliste au Monde


 

slate.fr
 
 

Gala

Stépha­nie de Monaco : « Je préfère être entou­rée d’ani­maux que de personnes, eux, au moins, ils ne trichent pas »

 Depuis une ving­taine d’an­nées main­te­nant, Stépha­nie de Monaco se rend régu­liè­re­ment à l’île Maurice. Petit coin de para­dis, perdu en plein océan Indien, pour lequel elle a carré­ment eu le coup de foudre et où elle aime venir se ressour­cer.

La prin­cesse s’est égale­ment rendue au Casela World of Adven­tures, parc anima­lier dont elle est la marraine.

Stépha­nie de Monaco, connue pour son enga­ge­ment en faveur des animaux, suit de très près l’évo­lu­tion du parc qu’elle est venue inau­gu­rer il y a quelques années : « Ma passion pour les animaux est une histoire d’amour qui m’a été trans­mise par mon père (Rainier de Monaco) qui a toujours adoré les animaux. Il y a toujours eu des animaux à la maison. Mon père a d’ailleurs ouvert le zoo qui est à Monaco main­te­nant. Depuis toute petite, je suis entou­rée d’ani­maux

Puis, elle parle du « mini parc » qu’elle a chez elle : «  j’ai mes propres petits proté­gés. J’ai mes éléphants que j’ai sauvés. J’ai des bêtes qui sont en tran­sit en atten­dant qu’on les place ailleurs. Chez moi, j’ai des tigres en ce moment, les éléphants sont à demeure, puis j’ai des chèvres, des ânes, des cochons, des poules et, de plus en plus, je crois que je préfère être entou­rée d’ani­maux que de personnes malheu­reu­se­ment. Je me dis qu’eux, au moins, ils ne trichent pas. »

 

 

PHOTOS – Stépha­nie de Monaco : « Je préfère être entou­rée d’ani­maux que de personnes, eux, au moins, ils ne trichent pas »


 


Et encore...

             
 
 
 
 

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